Un Burn out c’est foudroyant… mais en y réfléchissant bien et en prenant du recule pas vraiment.
Fin octobre 2019, mon cœur faisait de la tachycardie et j’avais l’impression qu’il allait sortir de ma poitrine. J’avais des nausées, je dormais peu et très mal hantée par des cauchemars liés à mon travail et mes collègues. Je mangeais peu et je tremblais beaucoup. Quand je suis allée chez le médecin après avoir été convaincue par une collègue proche, mes larmes n’ont plus arrêté de couler.
Que m’arrive-t-il?
Le médecin a tout de suite compris et m’a expliqué que je faisais un burn out. Mais un burn out ça concerne les autres, pas moi! J’ai eu cette réaction car on ne pense pas que cela puisse nous tomber dessus, on se sent à l’abri et pourtant…
Les symptômes physiques sont bien foudroyants mais après m’être reconstruite, je sais que cela faisait des années que je n’écoutais pas mes pensées profondes. Je ressentais du mal-être, je savais que je n’étais pas au bon endroit et pourtant j’ignorais ces émotions qui me traversaient. Les émotions sont bien là pour nous parler, pour nous alerter. Si un tigre est prêt à nous bondir dessus, la peur nous alertera pour que l’on se sauve. C’est pareil dans notre quotidien sauf que les tigres ont changé de visages.
Le burn out c’est effrayant car je suis passée par une phase ou mon cerveau était tellement saturé que je ne pouvais plus répondre à de simples questions du quotidien exemple : Où est le pain? Quand on a l’impression que notre cerveau ne répond plus c’est déroutant et angoissant. J’ai cru perdre mes capacités de réflexions et pourtant c’est mon cerveau qui s’est mis en défense et repos. Les symptômes ne sont pas les même pour tout le monde mais généralement il y a un épuisement tellement important que le cerveau passe par cette phase.
Il s’en est suivi un accompagnement auprès d’un psychiatre et une longue reconstruction qui a duré 1 an et demi pour que je me sente à nouveau bien.
Je travaillais beaucoup, je ne me plaignais pas et je n’avais pas assez de respect et d’amour pour moi pour dire stop. Certaines situations professionnelles ne sont pas acceptables, parfois on rencontre des personnes dans le cadre du travail qui sont déséquilibrées. Alors je ne dis pas d’arrêter de travailler, mais quand ce n’est plus juste et aligné avec nous même n’hésitons pas à lancer des démarches pour changer de job, pour parler avec son manageur si une écoute est possible. La vie est trop courte pour la subir chaque jour.
Faites vous accompagner par des psychologues car lorsque l’on ignore un problème, il revient de plus belle. Demander de l’aide n’est pas signe de faiblesse mais de sagesse. Nous ne pouvons pas tout affronter seul, le professionnel vous donnera des pistes pour retrouver l’équilibre mais ce sera à vous de cheminer.


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